La FIAPA à l'ONU Les premiers engagements « constructifs » de l'ONU sur le problème du vieillissement datent de la Résolution de l'Assemblée Générale n°33/52 du 14 décembre 1978. Celle-ci prévoit la tenue en 1982 de la première Assemblée Mondiale sur le sujet à Vienne. La FIAPA y participe activement, notamment au forum des ONG qui s'est tenu du 29 mars au 2 avril 1982 sur le thème « nouvelles formes de participation et d'apport à la communauté ».
Trois axes majeurs fondent l'intervention de la FIAPA à ce forum :
ce sont les personnes âgées elles-mêmes qui doivent reconquérir l'action et la parole ;
les actions engagées doivent s'inscrire dans un cadre social global et ne pas se limiter aux problèmes des seules personnes âgées ;
cette volonté d'ouverture ne peut prendre sa totale dimension que dans un cadre international.
L'engagement de la FIAPA auprès des Nations Unies se traduit en outre par une participation active aux réunions de suivi du programme mis en place à Vienne en 1982, et plus tard à Madrid en 2002, lors du deuxième sommet mondial sur le vieillissement. Il en résulte :
une intervention à la 54 ème session de l'Assemblée Générale du 05 Octobre 1999,
une participation à la 39 ème session de la Commission du Développement de l'ONU,
une intervention à la Commission préparatoire de l'Assemblée de Madrid le 26 Février 2001 à New York. Lors de cette Commission, la FIAPA présente les propositions qu'elle soumettra lors de la Conférence de Madrid. Il s'agit notamment de proposer des objectifs réalisables et différents pour chaque groupe de pays, en tenant compte des niveaux de vie, de tenir compte des différences ethniques et culturelles , de prendre en compte la vie des individus sur une durée de 90 ans , et enfin de la disparition du concept de l'âge de la retraite enfin de favoriser une transmission intergénérationnelle progressive.
MADRID 2002
La FIAPA participe activement au deuxième Sommet Mondial sur le vieillissement de Madrid, en initiant deux tables rondes et en intervenant en Assemblée plénière sur le problème de la femme âgée.
Lors de cette Assemblée plénière du 10 avril 2002, le Dr Deboise, président de la FIAPA, conclut son discours en proposant la mise en place d'un « Observatoire du vieillissement dans le monde » .
Ce Sommet Mondial a été l'occasion, pour les experts de la FIAPA, d'animer et de participer à des tables rondes sur les thèmes suivants :
« Vieillissement et vie productive : protection sociale et développement durable ». Expert FIAPA : Albert Magarian, président de AGE et Délégué Général de la FIAPA.
« Le vieillissement en zone rurale : Table ronde organisé par la FIAPA le 9 avril 2002.
« Les seniors sont-ils toujours des citoyens ? » (Forum des ONG). Expert FIAPA, Jean-Philippe Viriot-Durandal, membre du Conseil Scientifique de la FIAPA
« L'apprentissage tout au long de la vie ». Expert FIAPA, Rosita Kornfeld, membre du Conseil scientifique de la FIAPA.
L'intergénérationnel- « Grandir c'est vieillir, vieillir c'est grandir ». Expert FIAPA, Donata Robiolo Bose, membre Conseil Scientifique de la FIAPA
« Le vieillissement cérébral : du physiologique au pathologique ». Expert FIAPA : Willy Dekoninck, Président du Conseil Scientifique de la FIAPA
« Le personnes âgées et l'Europe ». Expert FIAPA : Albert Magarian, président de AGE et Délégué Général de la FIAPA.
Le second plan d'action international sur le vieillissement adopté à Madrid en 2002, s'articule autour des objectifs suivants:
Réaliser pleinement les droits de l'homme et les libertés fondamentales de toutes les personnes âgées;
Assurer la sécurité des personnes âgées, en réaffirmant l'objectif qui consiste à éliminer la pauvreté chez les personnes âgées et en s'appuyant sur les Principes des Nations Unies pour les personnes âgées;
Donner aux personnes âgées la possibilité de participer pleinement et réellement à la vie sociale, économique et politique de la société où elles vivent, notamment grâce à des activités rémunérées ou bénévoles;
Permettre à chacun d'assurer son développement individuel, son épanouissement personnel et son bien-être tout au long de sa vie et à la fin de sa vie grâce, par exemple, à l'apprentissage tout au long de la vie et à la participation à l'activité de la communauté, tout en reconnaissant que les personnes âgées ne forment pas un groupe homogène;
Garantir pleinement les droits économiques, sociaux et culturels ainsi que les droits civils et politiques des personnes âgées, notamment en éliminant toutes les formes de violence et de discrimination à leur égard;
Assurer l'égalité entre les sexes chez les personnes âgées, en éliminant notamment la discrimination fondée sur le sexe;
Reconnaître l'importance capitale de la famille, de l'interdépendance des générations, de la solidarité et de la réciprocité pour le développement social;
Fournir aux personnes âgées les soins médicaux, l'aide et la protection sociale dont elles ont besoin, y compris en matière de soins préventifs et de rééducation;
Faciliter les partenariats à tous les niveaux entre le gouvernement, la société civile, le secteur privé et les personnes âgées elles-mêmes pour que le Plan d'action international sur le vieillissement se traduise par des mesures concrètes;
Tirer parti des travaux de recherche et des connaissances existantes ainsi que des technologies pour étudier, notamment, les incidences du vieillissement sur les individus, la société et la santé, en particulier dans les pays en développement;
Tenir compte de la situation des personnes âgées autochtones, de leurs conditions particulières et de la nécessité de trouver le moyen de les faire véritablement participer à la prise des décisions les concernant directement.